• Flavie B

La naissance d'Evan

Aujourd'hui nous célébrons les 1 mois de notre bébé.

Un mois depuis sa naissance, un mois pour commencer notre tissage, apprendre à se reconnaître et également nous reposer de cette folle aventure.

Ce Mois d'Or reposant, riche et ressourçant que je ne m'étais pas offert pour mon premier enfantement.

Ce Mois d'Or que toute les mamans devraient pouvoir vivre pleinement et sereinement.


Pour clôturer ce mois et poursuivre notre quatrième trimestre en douceur je partage avec vous le récit de naissance d'Evan et de notre famille.

Depuis que ma vision professionnelle et personnelle a changé et évolué sur la grossesse et les naissances, j'adore découvrir les récits de naissances.

Je les trouve uniques, riches et incroyablement puissant.

Pendant ma grossesse, j'aimais encore plus me plonger dans tous ces récits qui me montraient encore et encore, à chaque ligne, que chaque enfantement est unique.

Ecrire votre/vos récit(s) ( que vous les partagiez ou non ) peut-être un acte puissant et libérateur.

Il peut aider à guérir d'un accouchement difficile, revivre la toute puissance de son enfantement ou simplement garder ces souvenirs pour toujours.


Avec ce récit, je partage un peu de l'intimité de notre famille.

Cette naissance c'est la nôtre, unique, transcendante et intime mais j'aime à croire qu'elle pourra vous transmettre autant d'émotions que j'en ressens quand je lis tous ces récits de naissance.




L'EMBARCATION Cela fais maintenant plus de trois semaines que j'embarque dans ce magnifique vortex de la naissance. Trois semaines au cours desquelles les contractions ce sont intensifiées, mon col s’ouvrait petit à petit pour faciliter ton passage le jour où tu déciderai de naître . Je sens que mon corps travaille chaque jour pour préparer ta venue. Trois semaines où mes émotions étaient tellement ambivalentes. J'avais hâte de te rencontrer, de vivre à nouveau ce plongeon vers ce moment si important de nos Vies. Et puis l'envie de te garder encore au chaud, l’impression de ne pas avoir assez profiter de toi en moi. L'envie et le désir de pouvoir te protéger encore un peu du monde extérieur. L'envie et le désir de sentir ton petit corps chaud contre moi et sentir ton odeur afin de m'en imprégner pour toujours… Ah ! L'ambivalence de la grossesse et cette montagne russe d’émotions qui nous prend et nous aspire dans son tourbillon… Trois semaines d’attente et d’écoute de mon corps. À me demander chaque soir si tu allais venir à notre rencontre pendant la nuit, tout en sachant au plus profond de moi que ce n’était pas encore le moment. Alors on a profité de nos moments à trois, ton grand frère, ton papa et moi. On a rit, joué, chanté, fait des sorties à chaque moment où il était possible de le faire, pour profiter encore un peu de cette vie à trois ( et t'inviter à nous rejoindre par la même occasion ) On a continuer à préparer ta naissance, notre petit cocon à la maison, ton autel de naissance… Je m'amusais à dessiner des mantras, à préparer de bons petits plats et à imaginer encore et encore le déroulement de ta naissance ... Et puis l'on a continuer à s’aimer, à s’aimer fort et a imaginer ton arrivée ainsi que cette vie à 4 qui allait bientôt démarrer... Nous sommes samedi, il ne fait pas très chaud dehors puisque le soleil a décidé de se cacher depuis quelques semaines maintenant… Je me sens si bien avec toi logé au creux de moi et je décide enfin de lâcher prise sur ta venue. Il faut dire que ces dernières semaines de travail et de " faux départs " m'ont un peu impactées psychologiquement. Je suis assez fatiguée et à fleur de peau, tout un mélange d’émotions et d'humeurs se forme en moi. Heureusement, nous avons échangés avec Marion de Maison sous la Lune quelques jours auparavant. Elle nous a apporté beaucoup de bienveillance et surtout redonner confiance pour ta naissance... Aujourd’hui, on a décidé d'aller en forêt, ta mamie, ton grand frère et moi. Des jours que je n’y suis pas allée et elle me manque. Son énergie, sa beauté et l'effet si relaxant qu’elle me procure me manque et je sens, qu’aujourd’hui, j'en ai besoin. Après cette matinée ressourçante passée en si bonne compagnie, nous rentrons à la maison retrouver ton papa pour le repas. Les contractions sont fréquentes mais irrégulières, comme ces dernières semaines. Je continue donc à vivre cette belle journée sans trop m'en soucier. On file tous ensemble pour une sieste en famille quand, tout à coup, je réalise que nous sommes le 3 juillet et, donc demain, le 4. À vrai dire, la date à laquelle je pensais pour ton arrivée était déjà passée. Pourtant, le 4 juillet me parlait depuis un moment, j’aime bien cette date, ce chiffre, ce jour… et me dit que, peut être, cette fois tu arriverai bientôt dans mes bras… L'après-midi se passe, je joue un moment avec ton grand frère qui demande beaucoup d'attention ces derniers temps. Faut dire qu'il comprend et ressens si fort les choses depuis plusieurs mois. Il ne parle pas beaucoup de toi, pourtant, je suis certaine qu'il t'aime déjà..

LE VORTEX DE NOTRE NAISSANCE


En fin d'après-midi, je sens comme un regain d'énergie et décide d'aller dans le jardin avec Samuel pour jouer à chat et faire du trampoline.

Je file ensuite en cuisine préparer les cookies chocolat/betterave que j'aime tant et qui font rire mon grand avec leur couleur rouge et leur petit goût de betterave.

Les contractions sont un peu plus fréquentes que les autres jours mais pas régulières ni trop intenses .

Ce soir là, et pour la première fois depuis plusieurs semaines, je n'ai pas spécialement rangé la maison en prévision de la naissance.

J'ai préféré lâcher prise et profiter de la soirée après avoir couché Samuel.

Après avoir partagé mon ressenti sur la naissance à venir et mes états d'âmes du jour avec mon chéri, on décide de s'offrir une soirée câlins et massages.

La magie de l'ocytocine faisant effet, les contractions sont maintenant un peu plus rapprochées et plus intenses.

Je les souffle une à une et décide d'aller me faire une infusion de feuille de framboisier en grignotant quelques dattes.

Il se fait tard et nous sentons Fabrice et moi que c'est pour bientôt et que le travail a sûrement débuté pour de bon.

Avant d'aller ce coucher, on décide de préparer notre petit cocon dans le salon pour la naissance.

Fabrice installe l'alèse et les draps sur le canapé pendant que je termine de fixer au mur mes mantras et affiches faites par les femmes de mon entourage et par moi-même.

Ces mantras, si précieux pour moi et qui apportent chaleur et bienveillance à notre espace de naissance.

Je met en place mes objets sacrés et qui me tiennent à cœur sur la petit table basse qui fera office d'autel ( l'Oracle des naissance, ma bougie blanche, ma statue de maternage, mon collier fait par les femmes de mon entourage, le bouddha offert par ma maman, le livre des Mémos de l'accouchement...)

Je me sens bien et malgré l'excitation de la naissance que je sens proche, nous décidons d'aller nous reposer un moment.

Comme tous les soirs depuis un bon mois, je me couche sur le côté gauche en me lovant contre mon coussin d'allaitement pour inviter mon bébé à se placer correctement pour sa naissance.

Malgré les contractions assez intenses mais toujours irrégulières, je finis par fermer les yeux et rejoindre le pays des rêves.

Cette nuit là, je me suis réveillée toutes les heures.

La voix de Quantik Mama me revenait sans cesse : " si le travail commence la nuit, profiter de l'énergie de la nuit et dormez ! "

Et quel merveilleux conseil !

J'ai donc dormi par intermittence en me réveillant et me rendormant au rythme des contractions tout en m'offrant un peu de repos et un sommeil, mine de rien, de qualité.

Quel plaisir d'être au chaud dans son lit dans les bras de son mari en sachant que bébé est en chemin.

A 4h30, je sens que quelque chose se passe, une contraction qui me réveille et que j’accueille comme une douce vague, plus longue et plus intense que les précédentes.

Je me met à quatre pattes dans le lit et bouge instinctivement le bassin pour appeler mon bébé.

« Alors mon bébé, est-ce que tu a décidé de nous rejoindre ? «

Je reste quelques minutes dans cette position sur le lit en parlant à mon bébé et en l'invitant à prendre le chemin de sa naissance au rythme de mes mouvements de bassin.

Fabrice se réveille, il me regarde et il comprend.

Je sens l'excitation dans sa voix.

On décide de rester au lit un moment en calculant le rythme des contractions avec l'application sur téléphone.

Je reste un moment à quatre pattes et continue à bouger mon corps instinctivement.

J’envoie un texto aux femmes de mon entourage qui étaient là pour ma Blessing Way et qui m'apportent de si belles énergies chaque jour.

A cet instant, je suis si reconnaissante envers moi-même d'avoir tant évolué depuis la naissance de Samuel et de pouvoir ainsi nous offrir un enfantement en conscience et en pleine puissance.

J'apprécie le fait de pouvoir/vouloir rester à la maison avec autant d'assurance et de sérénité.

Au bout d'un moment, j'ai envie d'eau et de chaleur, je file me faire couler un bain en espérant que le bruit ne réveillera pas tout de suite mon aîné.

Malgré la faible intensité des contractions et le travail qui n'est, à mon sens, pas encore avancé, j'ai ce besoin de légèreté et de chaleur que m'apportera ce bain.

C'est avec le sourire aux lèvres que je me glisse dans l'eau chaude, elle m'englobe et m'enlace, m'offrant ainsi un cocon si apaisant...

Quel délice ce bain !

Je ne reste pas longtemps allongée, mon corps me guide et je préfère largement me mettre à quatre pattes et accroupie dans l'eau pour faire marcher la gravité.

Fabrice est assis à côté de la baignoire, on parle, on s'embrasse, on est heureux !

Vers 6h00, on décide de descendre dans notre petit cocon de naissance que nous avions installé au salon.

En descendant les escaliers, je croise les doigts afin de ne pas réveiller mon fils pour pouvoir rester encore un peu dans ma bulle.

Je fais une pause aux toilettes car j'ai une énorme envie d'aller à la selle.

Mon corps se vide, c'est bon signe !

J'arrive encore à parler et à bouger comme je le veux, je suis encore dans le moment présent.

Moi qui me voyait enfanter et profiter de l'énergie de la nuit, je suis un peu déstabilisée de voir autant de lumière dans le salon, on décide donc de fermer les volets.





Une fois le store baissé, je me sens complètement à l'aise dans mon cocon.

Les lampes de sel et les bougies apportent une douce lumière qui m'apaise, les mantras accrochés au mur me donnent de la force.

A cet instant d'ailleurs, je remercie mes amies et me remercie d'avoir pris le temps de dessiner et d'écrire ces si belles phrases qui vont m'aider à donner naissance.

Les contractions sont de plus en plus rapprochées et longues, je les accueillent avec joie, je sais qu'elles sont là pour me rapprocher de mon bébé.

Entre deux vagues, je termine de mettre mon autel en place avec ma bougie du rituel que j'allume enfin.

Je lance ma playlist de naissance que j'ai créer et remplie au fur et à mesure de ma grossesse.

J'en profite pour envoyer un dernier message aux filles :

« Je pense que bébé va naître un dimanche en journée ! Vous pouvez allumer vos bougies «

Que ce soit par la pensée, leur bougie ou bien encore le fil rose autour de mon poignet : je sais et je sens qu'elles sont avec moi !

Fabrice ramène le sac avec tout nos affaires pour le travail et la naissance afin de tout avoir à porter de main.

Fabrice, mon chéri, mon âme sœur …. je vois dans ces yeux à quel point il est heureux et excité.

Je le sens serein et confiant et c'est exactement ce dont nous avons besoin ( la sage-femme qui devait être présente avait un empêchement ce week-end là, c'était LE seul week-end où il ne fallait pas accoucher … c'est donc une collègue qui passera seulement après la naissance )

Nous en avions conscience, d'ailleurs, on c'était préparés à toutes les possibilités afin de vivre l'arrivée de bébé sereinement ( maternité, Aad ou Ana )

On a passé un deal pendant la grossesse avec Fabrice : le jour J, on se laisserai guider par nos instinct, mon instinct et on suivrai le mouvement selon le déroulement du travail, pas de pressio